La préservation des paysages

Les premiers travaux en faveur de la forêt des Hautes-Alpes sont lancés

Intervention d'amélioration forestière dans le cadre des mesures de compensation liées au défrichement à Saint-Sauveur, en octobre 2017

Les premiers travaux forestiers du programme de compensation des défrichements ont été lancés au début du mois de septembre. Il s’agit sur ces premiers chantiers de clairsemer pour favoriser le développement de mélèzes, de cèdres de l’atlas, de pins laricio et de pins noirs, sur de jeunes forêts de Saint-Sauveur, Bénévent-et-Charbillac et La Faurie. Les travaux sont réalisés par les Environneurs et l’ONF, selon un programme établi par les services de l’Etat, le CRPF et l’ONF. L’ensemble des engagements prévus en compensation des 7 ha défrichés pour la réalisation du programme de rénovation des lignes du réseau de transport électrique vont bénéficier à plus de 45 hectares de forêt des Hautes-Alpes.

Depuis 6 semaines, les travaux de dépressage  sont en cours. Ils ont vocation à accélérer le développement des 6 arbres sur 10 conservés. Ce type de chantier concerne des zones trop denses et couvre en tout 35 ha de forêt : 10 ha à Saint-Sauveur, 4 ha à Bénévent-et-Charbillac et 21 ha à La Faurie. Menés par l’ONF et l’entreprise d’insertion locale Les Environneurs, ces travaux vont permettre de sélectionner les arbres les plus conformes, parmi les jeunes mélèzes, les cèdres de l’atlas, les pins laricio et les pins noirs, pour leur assurer une pleine croissance sur les décennies à venir.

Des mesures déterminées par un groupe d’expert

Un groupe de travail réunissant la direction départementale des territoires (DDT), l’ONF et ses services de restauration des terrains en montagne (RTM) et le centre régional de la propriété forestière (CRPF) a acté en mars 2017 les types de mesures de compensation que RTE endosse et l’investissement associé.  Cela englobe des actions définies et mises en œuvre par l’ONF en forêts publiques d’une part et des actions définies par le CRPF et mises en œuvre par l’Association Forestière pour l’Amélioration des Boisements (AFAB) en forêts privées, d’autre part. Si les chantiers présentés ci-dessus s’appliquent aux forêts privées, une convention est en cours de rédaction pour les forêts publiques. Il s’agira majoritairement de reboiser et ce sur des zones proches des nouvelles lignes aériennes liées au programme Haute-Durance. Cela devrait représenter jusqu’à une dizaine d’hectares.

Des défrichements compensés au sextuple

Avec le démontage de 206 km et la mise en souterrain de 100 km de lignes haute tension, la modernisation du réseau électrique de la Haute-Durance permet de réduire de moitié les lignes aériennes d’ici 2020. Pour reconstruire loin des lieux de vie les 100 km de lignes aériennes qui ne pouvaient pas être enterrées, 7 ha de forêt sont défrichés en tout. Cela ouvre à des compensations fixées, par un arrêté préfectoral, bien au-dessus de l’impact mesuré. Ces mesures couvrent en effet plus de 45 hectares et représentent un investissement de 183 000 €. RTE a choisi d’investir cette compensation dans des travaux forestiers à réaliser localement, avec l’aval des services de l’Etat concernés, au lieu de verser l’indemnité à un fond stratégique national pour la forêt et le bois.

Après les câbles électriques, RTE fait passer les truites dans le briançonnais

Briançon, septembre 2017. Pêche préventive dans le torrent des Ayes.

Dans la continuité du chantier de la ligne électrique souterraine à 63.000 volts entre les postes de Briançon et Serre-Barbin (Le Monêtier-les-Bains) achevée en décembre 2016, RTE s’attelle à mettre en œuvre une mesure environnementale prescrite par le préfet des Hautes-Alpes. Elle consiste à créer une passe à poissons dans le torrent des Ayes, limite naturelle entre Briançon et Villard Saint Pancrace. Ce torrent dispose en effet d’un radier en béton au niveau du pont de la RD 136A qui est infranchissable pour les truites remontant de la Durance. Lancés le 4 septembre 2017, les travaux consistent à modifier ce radier en béton pour rempoissonner le cours d’eau.
Le chantier nécessite d’abord de dévier le cours d’eau grâce à des buses. Au préalable, une pêche préventive a permis de sauvegarder 55 poissons qui ont été relâchés dans la Durance. Cette semaine, la réalisation de la passe à poisson a pu commencer. Objectif : créer un « v » avec des pentes douces, qui facilitera la remontée des truites alors qu’actuellement le torrent des Ayes n’en accueille quasiment pas au-delà de cette barrière de béton situé sous le pont de la RD136A. Les travaux de terrassement, qui vont durer un mois, sont menés par l’entreprise Charles Queyras TP, sous l’étroite surveillance de la direction départementale des territoires et de l’agence française pour la biodiversité. Vers la mi-octobre, les hôtes aquatiques pourront ainsi se frayer un chemin dans des zones encore inexplorées de ce torrent du briançonnais.

Des pylônes architecturés prévus avant fin 2017 à l’arrivée de l’Argentière-la-Bessée

D’ici 2020, soit à la fin du chantier global de rénovation du réseau électrique HT, il n’y aura plus que 356 pylônes dans les paysages du nord des Hautes-Alpes au lieu de 670 actuellement, soit près de moitié moins. Ils seront pour la plupart placés à flanc de montagne, et ainsi intégrés dans la forêt dès que la végétation sera de retour. Lorsqu’ils n’auront pas d’écran végétal à terme, RTE, sur les conseils du CAUE des Hautes-Alpes, a choisi d’implanter des pylônes architecturés. Ce sera le cas notamment lors du passage de la Durance entre la Roche-de-Rame et l’Argentière-la-Bessée – voir vidéo. En tout, 9 de ces pylônes spécialement conçus pour la Haute-Durance vont être installés sur ces deux communes, dans le cadre de la construction de la nouvelle ligne aérienne entre l’Argentière et Serre-Ponçon. A l’achèvement de ce chantier de six années, le département des Hautes-Alpes atteindra le plus fort taux de réseau haute tension souterrain, ex aequo avec les départements de la région parisienne.

Moins de lignes aériennes HT pour dégager l’arrivée sur la place forte de Mont-Dauphin

Avec la rénovation globale du réseau électrique de la Haute-Durance, il y aura deux fois moins de lignes aériennes et 100 km de lignes souterraines supplémentaires. Ce chantier de modernisation qui s’échelonne jusqu’en 2020 permettra de dégager de nombreux sites emblématiques des Hautes Alpes, dont la plaine de Mont-Dauphin qui permet d’accéder à la place forte. Construit en 1693, le village fortifié de Mont-Dauphin fait partie des 12 sites construits par le célèbre Vauban et inscrits au Patrimoine mondial de l’UNESCO. Ainsi, la ligne aérienne qui longe la RN 94 lors de l’arrivée sur Mont-Dauphin sera partiellement supprimée, ce qui permet notamment de dégager la vue sur la place forte depuis cet axe central de circulation. La rénovation complète du réseau électrique HT sera ainsi l’occasion de mettre en valeur ce village porteur d’une grande notoriété pour le département et situé au cœur du pays Guillestrois, entre le Parc National des Ecrins et le Parc Régional du Queyras.

La vue de Serre-Ponçon depuis les villages balcon de la rive ouest sera dégagée à horizon 2020

Trois lignes haute tension actuelles passent entre les rives du lac du Serre-Ponçon, la route nationale RN 94 et les villages en balcon, masquant la vue sur la deuxième plus grande retenue d’Europe depuis Savines-le-lac, Prunières, Puy-Sanières, Saint-Apollinaire, Puy-Saint-Eusèbe ou encore Embrun. Ces lignes vont être supprimées dans le cadre du chantier de modernisation du réseau électrique HT de la Haute-Durance. En remplacement, et pour assurer la sécurité d’alimentation électrique de la vallée pour les décennies à venir, deux nouvelles lignes aériennes sont reconstruites loin des cœurs de village. Placées dans la forêt, elles seront largement moins visibles dès que la végétation aura repris. Entre les créations et les suppressions de lignes aériennes, la communauté de communes du Savinois Serre-Ponçon comptera 40 pylônes en moins en tout. Sur l’ensemble du programme de rénovation, il y aura deux fois moins de réseau aérien qu’avant et 100 km de réseau souterrain supplémentaire, ce qui permettra de dégager de nombreux sites emblématiques des Hautes-Alpes, dont les balcons de Serre-Ponçon.

La station de ski de Serre-Chevalier dégagée grâce au programme de rénovation des lignes électriques

Au pied des plus beaux sommets du parc national des Ecrins, Serre-Chevalier regroupe six communes du Monêtier-les-Bains à Briançon. Ces dernières sont traversées par la principale ligne d’alimentation électrique de la Haute-Durance. En fin de vie, cette ligne aérienne à 150.000 volts érigée dans les années 1930 ne peut plus répondre aux besoins du territoire. Une fois la rénovation globale du réseau haute tension menée à bien, elle sera donc définitivement éliminée du paysage depuis Valloire jusqu’au lac de Serre-Ponçon. Cette suppression va permettre de dégager totalement la station de ski de Serre-Chevalier de cette ligne aérienne haute tension actuellement présente. Entre les communes du Monêtier-les-Bains et Briançon, en passant par Puy Saint André, Puy Saint Pierre, Saint Chaffrey et la Salle-les-Alpes, plus de 110 pylônes de ligne HT vont ainsi disparaitre d’ici la fin de l’année 2020.
En tout, avec la modernisation complète du réseau de la vallée, il y aura deux fois moins de réseau aérien qu’avant et 100 km de réseau souterrain supplémentaire, ce qui permettra de dégager de nombreux sites emblématiques des Hautes Alpes.

Les abords du lac de Serre-Ponçon dégagés avec le chantier de rénovation du réseau électrique de la Haute Durance

Les rives du Lac de Serre-Ponçon avant et après ce chantier de modernisation mené par RTE

Avec la rénovation globale du réseau électrique, il y aura deux fois moins de lignes aériennes et 100 km de lignes souterraines supplémentaires en Haute-Durance d’ici 2020. Ce chantier d’intérêt général permettra de dégager de nombreux sites emblématiques du nord des Hautes-Alpes, dont la rive ouest du lac de Serre-Ponçon. Trois lignes haute tension actuelles passent en effet entre les rives du lac, la RN 94 et les villages en balcon, masquant la vue sur la vallée depuis Savines-le-lac, Prunières, Puy-Sanières, Saint-Apollinaire, Puy-Saint-Eusèbe ou encore Embrun. Ainsi, sur la communauté de communes du Savinois Serre-Ponçon, RTE va supprimer près de 120 pylônes dans le cadre de ce chantier global de rénovation du réseau haute tension. La vue sur le lac et sur sa fameuse chapelle Saint-Michel sera ainsi dégagée à l’horizon 2020. Un bénéfice partagé avec les infrastructures dédiées au tourisme installées au bord du lac.

Les cols du Galibier et du Lautaret seront dégagés avec le chantier de rénovation du réseau électrique

Le col du Lautaret avant et après ce chantier de modernisation, qui inclut la suppression de la ligne haute tension qui traverse actuellement ce territoire.

Avec la rénovation globale du réseau électrique de la Haute-Durance, il y aura deux fois moins de lignes aériennes et 100 km de lignes souterraines supplémentaires d’ici 2020. Ce chantier d’intérêt général permettra de dégager de nombreux sites emblématiques du nord des Hautes-Alpes, dont les mythiques cols du Galibier et du Lautaret, à la frontière entre la Maurienne et le Briançonnais. Visible de ces deux cols, la principale ligne d’alimentation électrique de la Haute-Durance montre des signes de vétusté et ne peut répondre aux besoins futurs du territoire. Une fois la rénovation globale du réseau haute tension menée à bien, à horizon 2020, elle sera définitivement éliminée de ce paysage illustre de montagne, depuis la commune de Valloire jusqu’au lac de Serre-Ponçon. Cette seule suppression représente près de 180 km de ligne haute tension en moins.

Un chantier de grande ampleur qui permet de réduire de moitié les lignes THT aériennes

Les lignes THT avant et après ce chantier de modernisation qui représente un investissement de 230 millions d’euros porté par RTE

La rénovation globale du réseau électrique haute et très haute tension (THT) de la Haute-Durance, qui part de Gap pour se prolonger au-delà de Briançon, a été engagée par RTE depuis fin 2014, après cinq années de concertation. Ce chantier de grande ampleur va permettre de répondre aux besoins quotidiens de la vallée de la Haute-Durance et à ses perspectives de développement, alors que la principale ligne haute tension actuelle, qui date des années 1930 et va de Serre-Ponçon à la Maurienne, est atteinte de vétusté.
Avec ce programme de modernisation mené en tenant compte des spécificités du territoire et assorti d’engagements pour préserver l’environnement et la biodiversité, les Hautes-Alpes passeront de 206 km de lignes aériennes actuellement à 100 km de lignes aériennes et 100 km de lignes souterraines d’ici 2020. Cela permettra de dégager les plus beaux sites des Hautes-Alpes – totalement concernant la rive ouest du Lac de Serre-Ponçon , les cols du Lautaret et du Galibier et le belvédère du Pelvoux et notablement aux abords des sites classés d’Embrun et du fort de Mont-Dauphin.
D’autre part, ces travaux de modernisation sont l’opportunité d’éloigner les lignes haute tension des lieux de vie des habitants et des grands axes de circulation. Ainsi, plus de 600 habitations verront disparaitre les lignes électriques situées actuellement à proximité immédiate. A la fin du chantier, d’ici fin 2020, il n’y aura plus que 356 pylônes dans les paysages du nord des Hautes-Alpes au lieu de 670 actuellement, soit près de moitié moins. Ils seront pour la plupart placés à flanc de montagne, et ainsi intégrés dans la forêt dès que la végétation sera de retour. In fine, à l’achèvement de ce chantier, le département des Hautes-Alpes atteindra le plus fort taux de réseau haute tension souterrain, ex aequo avec les départements de la région parisienne.

Un programme de mesures en faveur de la forêt

Le chantier de modernisation du réseau THT est assorti d’engagements pour préserver l’environnement et la biodiversité. Ainsi, des actions vont être menées sur plus de 40 ha afin de compenser les 7 ha défrichés. Elles sont le fruit d’un dialogue entre les services de l’Etat, l’ONF et le CRPF et représentent un investissement de 183 000 € porté par RTE. Les travaux forestiers seront engagés dès l’automne 2017 et s’achèveront à horizon 2020.

Des défrichements compensés au sextuple
Avec le démontage de 206 km et la mise en souterrain de 100 km de lignes haute tension, la modernisation du réseau de la Haute-Durance permet de réduire de moitié les lignes aériennes d’ici 2020. Pour reconstruire loin des lieux de vie les 100 km de lignes aériennes qui ne pouvaient pas être enterrées, 7 ha de forêt sont défrichés. Cela ouvre à des compensations fixées par un arrêté préfectoral bien au-dessus de l’impact qui n’a pas pu être évité. Ces mesures couvrent en effet plus de 40 hectares et représentent un investissement de 183 250 €. RTE a choisi d’investir cette compensation dans des travaux forestiers à réaliser localement, avec l’aval des services de l’Etat concernés, au lieu de verser l’indemnité à un fond stratégique national pour la forêt et le bois. Un groupe de travail réunissant la direction départementale des territoires (DDT), l’ONF, les services de restauration des terrains en montagne (RTM) et le centre régional de la propriété forestière (CRPF) a acté les mesures. Elles englobent des actions définies et mises en œuvre par l’ONF sur un minimum de 22 hectares de forêts publiques d’une part et d’autre part des actions définies par le CRPF et mises en œuvre par l’Association Forestière pour l’Amélioration des Boisements (AFAB), sur un minimum de 20 hectares de forêts privées. Ainsi, RTE et l’AFAB ont signé une convention de partenariat qui couvre 40% des obligations de compensation le 12 juillet 2017.

De multiples actions réparties sur le territoire des Hautes-Alpes
Concernant les forêts privées, il s’agit de clairsemer pour favoriser le développement de mélèzes, de cèdres de l’atlas, de pins laricio et de pins noirs, sur les communes de Saint-Sauveur (8 ha), Bénévent-et-Charbillac (4 ha) et La Faurie (9 ha). Pour les forêts publiques, la convention avec l’ONF est en cours de rédaction. Elle devrait notamment inclure des plantations de mélèzes dans les forêts communales de Chorges, Puy-Sanières et l’Argentière-la-Bessée ainsi que des actions destinées à protéger la forêt communale de Saint-Martin de Queyrières. Les derniers travaux sont programmés à l’horizon 2020, alors que les déconstructions de lignes aériennes liées à rénovation du réseau électrique s’achèveront. Au-delà de ces compensations légales, RTE s’est engagé dans d’autres mesures en faveur du couvert forestier de la Haute-Durance. Sur 15 ha sous les lignes, des essences forestières locales en voie de disparition seront replantées pour constituer des corridors écologiques, dans le cadre du projet soutenu par le programme européen « Life Biodiversité ». Plusieurs groupes d’espèces de faune et flore patrimoniales ou menacées pourront bénéficier de ces futures lisières aménagées.

Des pylônes éloignés des habitations

Les habitants de la commune de Chorges verront les lignes électriques disparaître.

Les habitants de la commune de Chorges verront les lignes électriques disparaître.

Les nouvelles lignes ne traverseront aucun bourg ou village.

Avec la suppression de 206 km de réseau existant, ce sont plus de 600 maisons qui verront disparaitre les lignes qui les surplombent actuellement.

Les lieux emblématiques de la Haute-Durance dégagés

Suppression lignes électriques haute tension THT à Embrun

Demain à Embrun.

Les sites emblématiques seront totalement dégagés – rives du lac de Serre-Ponçon, cols du Lautaret et du Galibier – ou très largement tel que le fort de Mont-Dauphin.

Les lignes aériennes restantes seront déplacées pour les rendre moins visibles depuis les axes de vie et de circulation et elles seront notamment mieux intégrées sur les versants.

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de Cookies pour vous proposer un contenu adapté à votre sélection
et nous permettre de réaliser des statistiques de visites de notre site. En savoir plus.